Yves Viollier "Raymonde"

Oh Dieu, pourquoi donc en mourant ne nous as-tu pas mués en dieux ! Ma trajectoire quand je m'efforce de toute mon âme de la maintenir en droit ligne, si je me retourne elle ressemble à ces sillages laissés par les avions, dont le trait un instant précis, peu à peu se dissout, devient flou. Et tout est à refaire, tout s'efface, tout se ternit. Seigneur, donne moi un bout de ton crayon à la pointe si bien taillée, et guide ma main, que je fasse le portrait de ta création, que ce que j'écris te ressemble" Yves Viollier "Raymonde"

«Je ne suis pas assez méchante pour me donner en exemple» Sab plagiant Louis Ferdinand Céline
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mardi 20 septembre 2011

YVES VIOLLIER DANS LA GRANDE EMISSION SUR TELE VENDEE CE SOIR !

Sur la Télé (à partir de 18 h 15 ce soir) sinon dès le lendemain en podcast pour ceux qui travaillent, qui seront sur la route de retour de celui-ci ou qui ne captent pas Télé Vendée tout simplement...






Tout d'abord le lien sur un petit reportage   : http://www.tvvendee.fr/video-TVV_le_journal_20110919_03.aspx

Puis pour suivre les podcasts des émissions aller sur : http://www.tvvendee.fr/

"Premier bilan l'apocalypse" Frederic Beigbeder...




On peut trouver beaucoup de défauts chez Beigbeder, son dandysme, sa façon de se faire passer pour un poète maudit mais quand il a une marotte, une cause à défendre on ne ne peut pas dire qu'il n'est pas sincère et têtu...

La preuve son dernier livre.

Depuis que je le lis, cela fait un bon moment, il a toujours milité pour la sauvegarde des livres papiers. Véritables objets de dévotion chez lui (et pas que chez lui d'ailleurs). Il a raison, le livre est en train de disparaitre à la faveur d'objets mal faits... Les liseuses, les I pads et autres gadgets du genre... Des trucs insupportables... Avez vous essayé de lire ne serait ce un chapitre du journal de Jules Renard par ces machins ?? Impossible.

De plus, il faut les charger, c'est cher, cela plante... on ne peut annoter, souligner tel ou tel passage... Finis les marques pages. C'est impersonnel... Un livre est unique. Je prends l'exemple du "Roman Français" de l'auteur. Mon exemplaire ne sera pas le même que celui d'une autre. Il aura mon odeur, l'odeur de la mer (car j'aime lire sur la plage et ce dans n'importe quelle saison) il aura un passage de ma vie... Peut être une miette du biscuit que j'aurais grignoté en le lisant... Et puis sublime joyau, la dédicace... Qu'on aime relire et caresser... Souvenirs merveilleux d'une rencontre avec l'auteur.  Ou est ce qu'on dédicacera sur les machins bidules ???

Puis, je trouve, une bibliothèque, cela décore bien une maison. Cela l'enrichit. Dis moi ce que tu lis, je dirais qui tu es... Et pendant qu'on y est, c'est la fermeture des bibliothèques, médiathèques, des libraires ou rayons culturels... On ne croisera plus ces drogués de la lecture à la recherche de leur came. On restera chez soi, on ira sur internet, on téléchargera... Puis l'affaire est dans le sac... Finis donc les salons du livres...

Il n'y a pas que cela... Les wanabes aussi s'en prennent un coup... Ceux qui passent leur temps à écrire des textes sur blogs dans l'espoir de se faire remarquer... Souvent des textes peu travaillés... L'autosatisfaction vient de la police d'écriture du traitement de texte, des claviers. C'est beau, ça semble bien écrit, les fautes d'orthographes, les copiés collés... C'est génial.. Plus personne ne sait écrire avec un stylo. On fait les malins avec nos dix doigts mais lorsqu'on est obligés d'écrire avec notre main et un stylo, on réalise qu'on est handicapés du stylo... Qu'on fait plus de fautes (fini le correcteur automatique), on écrit mal et moins bien... C'est pour cette raison, à titre personnel, je suis contre le cartable numérique. Les gamins devraient mieux apprendre à écrire à la main (cela ne les tuera pas, on est passés par là) sans pianoter sur ordinateur. 

On est bien loin de l'époque bénie ou l'on recopiait sur des cahiers des bouts de textes, des citations ou des poèmes qu'on chérissait...

La première partie sur la disparition programmée du livre papier de ce recueil de critiques (cents livres préférés de Frédéric Beigbeder) est tout à fait intéressante . Puis la seconde partie, celle des critiques proprement dites, me fait penser à un second tome de "Inventaire avant liquidation". Tout aussi utile quand on ne sait plus quoi lire... A garder pas trop loin de sa table de chevet.  C'est souvent intéressant à savoir quel auteur a fait vibrer un autre... J'aime bien ce genre de livre. "Ils m'ont dit qui j'étais" de Mazarine Pingeot, "Eloge des voleurs de feu" de Dominique de Villepin entre autres sont intéressants et vous donne une image plus sympathique ou plus étonnante de celui qui a constitué cette liste... Même je dirais, si on faisait de même... Réunir dans une liste 100 livres à sauver...

Par contre, je suis étonnée de ne pas voir noter le livre d'Amélie Nothomb qui parlait aussi à sa manière de ce choix... Quel livre sauver à tout prix des flammes ? Dans "Les combustibles"...

"Dévorer les livres, n'abime pas les dents" n'est ce pas Frédéric ????

  



vendredi 16 septembre 2011

RENTREE LITTERAIRE EN VENDEE 2011 : article sur Yves Viollier dans le journal du CG 85

Issu du Journal de la Vendée  septembre 2011...



RENTREE LITTERAIRE 2011 VENDEENNE POUR YVES VIOLLIER...

A l'Aiguillon sur Mer... Un des lieux dévasté par Xynthia... Au super U ... De 9 h 30 à 12 h 30... Comme l'indique l’EXCELLENT  article de MONSIEUR Philippe Gilbert... Fin connaisseur de la littérature vendéenne...(Philou, le chèque c'est au même nom et même adresse hein !!!)

Ouest France du 12 septembre... Ouf on a évité le 11...

Cliquez dessus pour agrandir...

mercredi 7 septembre 2011

RENTREE LITTERAIRE 2011, le clap de fin...

"La rentrée littéraire est une maladie française qu'il ne faut surtout pas soigner"
Frédéric Beigbeider.

J'ai la navrante nouvelle, la rentrée littéraire 2011 vient d'être assassinée. Les coupables ? Les membres des jurys Goncourt et Renaudot... Ils ont fait paraitre les listes de leurs futurs prétendant et devinez quoi ? Du copié coller des articles de presse sur la rentrée littéraire. A quoi ça sert que l'ont fasse paraître 659 romans ou essais pour n'en retenir qu'une vingtaine qui sont ultra médiatisés et formatés non pas pour le lecteur mais pour obtenir des brouettes de prix. Même la pseudo chroniqueuse d'une télé, journal ou radio localequi n'a pas lu un seul de ces livres aurait pu faire de telles listes. Même entre bloggeurs on est pas surpris...C'était trop prévisible...

On joue dans le consensuel (Foenkinos et Martinez en tête). Cela se voit trop qu'on vise le prix untel. On caresse dans le sens du poil... Cela me fait penser aux écrits de Nathalie Rheims "le Fantôme du fauteuil 32" qui relataient les magouilles, les petits arrangements entre amis des divers membres des académies littéraires pour mettre en avant untel ou un autre.

L'année dernière, je me faisais une joie du Goncourt pour Houellebecq. Enfin quelqu'un qui n'est pas tiède, qui provoque le débat... Qui même fait scandale. Quoiqu'on en dise, Michel est un inventif, il y a le désormais style Houellebecq. Qu'on apprécie ou pas d'ailleurs. Chez cet écrivain, soit on déteste soit on adore. Pas de demi-mesure. 

Et là, du plan plan. C'est mollasson du genou. C'est lèche cul et compagnie... Heureusement qu'il n'y a pas Laroui (j'ai vite compris ou il voulait aller en lisant son premier chapître, c'est le "Pulvar" de l'écriture. L'obsession du communautarisme à chaque mot écrit). Non sérieux, ça donne pas envie d'aller plus loin, de chercher la perle rare. La messe est dite.

Foenkinos a fait un beau livre mais Lucien Suel en a fait des plus beaux que lui sur la vieillesse "La mort du Jardinier" "La patience de Mauricette"... Mais bon, on préfère le parisianisme mondain, celui qui fera toujours la une des journaux aussi par un look savamment étudié (tout comme l'autre Lorant Deutsch"). On ira pas chercher l'artisan, certes au fin fond de son village, qui lui écrit des livres fabuleux qui sortent de ses tripes. Des livres vivants... 

Je regrette l'époque que je n'ai pas connue, ou Julien Gracq refusa le Prix Goncourt. Ou même quand Céline passe à côté de ce même prix... Ils sont devenus des classiques. Tout comme j'ai la nostalgie des Sagan, Duras pour la partie féminine... Les femmes écrivains ne sont plus à la hauteur !!!! Overdose de potins made in Marie Claire, Elle etc... Toutes ces filles nombrilistes "Moi, je" aucune n'a l'invention des anciennes, aucune ne se bat pour créer un style. Leurs livres ne sont faits pour être des feuilletons pour journaux de séniors ou de nénettes soit disant libérées... 

Bref ça sonne profond dans le sens de creux.

Certes, pour un éditeur, un écrivain, obtenir un prix prestigieux (que de nom désormais). C'était vendeur... Mais à force de snober les lecteurs, de les prendre pour des neuneus tout justes bon à consommer, de sortir le portefeuille. De les mépriser en annonçant la venue d'un écrivain à tel salon puis qui ne vient pas. Bref, de se foutre de la gueule de lui, le Livre, déjà bien malade, finira comme la vente des cds. On téléchargera. On attendra patiemment le format poche... On empruntera à la bibliothèque mais on achètera plus les brochés originaux. Cela pend au nez de ces messieurs dames.

Avant l'écrivain écrivait pour le lecteur, maintenant, il n'écrit que pour faire son intéressant sur les plateaux télés, les médias et s'il peut manipuler quelques membres de certains jurys, c'est tout bénéf. On assiste à l'émergence à une génération d'écrivains, oui, mais des imposteurs. Incapables de créer un style, des trouducuteux....

LE CAS LIBERATI

La seule surprise, la présence de Libérati sur ces liste. 

Mon pauvre Simon, qu'est qu'ils ont fait pour te foutre dans une telle galère ? Il est vrai que tu as une excellent presse, la critique est unanime. Je n'ai pas encore trouvé un article décriant ton livre. On dirait qu'on t'as inscrit par défaut, pour ne pas faire les papys et les mamies déconnectés de la société... Si on t'attribue un prix (ce qui m'étonnerait, ton personnage déplait beaucoup chez les trop serrés du popotin, soit tu l'acceptes et tu leur fait un cinéma à la Houellebecq ou pire, refuse le... RESTE LIBRE !)

Absolument pitoyable... Simon Liberati avait en sa tête d'écrire un livre sur Jayne Mansfield depuis qu'il a été adolescent (même cheminement pour Claude Michelet et son dernier livre "Ils attendaient l'aurore"). Jayne est un fantôme, une adoration qui n'était pas méconnue pour ceux qui suivent l'auteur. Il a réalisé son rêve, écrire un livre sur sa star. Ma foi, on ressent bien la sincérité. Il l'a fait pour réaliser son rêve non pas pour obtenir un Prix. D'ailleurs, je ne serais pas étonnée qu'il n'arrive pas à la fin.  C'est rare un tel électron libre. D'ailleurs, ce qui m'épate, c'est que ce livre a une bonne critique et on voit rarement des piles de ce livre dans les librairies ou espaces culturels... 

On voit toujours les mêmes 20 romans cités par les deux jurys... Quand je vous dis qu'on tourne en rond...

samedi 3 septembre 2011

Yves Viollier très attendu à Challans.....

La preuve.... En images....




Bon si vous êtes challandais, que vous passez par Challans... Si vous loupez le dernier roman d'Yves Viollier.... Il faudra courir chez l'ophtalmo....



MES NOUVEAUTES DE LA RENTREE LITTERAIRE

Chaque année, j'essaie de découvrir le petit "truc" qui mettra en valeur les écrivains que je suis. Nouvelles inscriptions sur les réseaux social (google Plus c'est fait, manquerait plus que Diaspora). Les nouvelles tendances dans le monde virtuel. Histoire de tisser une toile encore plus belle.

Cette année je me suis attaquée à deux nouveautés...

  • La page d'accueil de mes pages Facebook
Durant l'été, je salivais littéralement de jalousie devant la page d'accueil de la page de.... Kadhafi... Belle, accueillante, photo, multiples messages en différentes langues... JE VOULAIS LA MÊME ! Une belle page d'accueil pour ceux qui ne sont pas encore fans, bien plus conviviale... Pro je dirais même !

J'ai mis une journée à la décortiquer, savoir par quel moyen, l'administrateur (j'imagine pas une seconde que cela soit Kadhafi lui même, quoique...) a employé pour la faire... La jalousie est un vilain défaut mais dans certains cas, un moteur... de recherche dans notre cerveau pour comprendre comment ce type ou la fille (soyons pas sexistes) a pu faire pour en arriver là... Puis pas de raisons que je n'y arrive pas...

EUREKA ! J'ai trouvé et voilà le résultat pour deux pages que j'ai faites hier soir... Les nouveaux arrivants de la page tomberont sur ceci...


LE RENDEZ VOUS DES LECTEURS D'YVES VIOLLIER



CA BALANCE A PARIS PAGE OFFICIELLE

Viendra celle consacrée à l'association l'Armentier dans la soirée...

Cela fait plus sympa, plus convivial n'est ce pas que de tomber directement sur un mur ou l'on a l'impression de s'imposer...

  • Puis créations de mini sites sur Syblio...
Un ENORME (mais vraiment énorme) merci pour Neil Thomas pour sa présentation sur son blog...

LE BLOG DE NEIL THOMAS

Un réseau de mini sites consacrés à l'édition, les livres....

Tellement sympas que j'en ai créé deux... Facile, gratuit ... Histoire d'augmenter la visibilité des écrivains concernés...





mardi 30 août 2011

LE COME BACK DU DUO INFERNAL !



 L'émission sobrement intitulée "Zemmour et Naulleau" sera diffusée pour la première fois sur la chaine du câble Paris Première (l'horaire sera annoncé dans la semaine au pire la semaine prochaine).


le vendredi 23 septembre 2011.



Pour ceux qui n'ont pas Paris Première allez sur leur site pour savoir quel mode de réception serait l'idéal pour vous. La TNT n'offre qu'un court passage en clair....

lundi 29 août 2011

Rentrée Littéraire 2011 Yves Viollier dans le "Le journal des Sables"

Du jeudi 25 août 2011

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"Les souvenirs" David Foenkinos.



Un livre très bouleversant... Ce livre est construit en trois parties : 

  • L'évocation de la mort du grand père
  • La grand mère 
  • La vie personnelle du narrateur.
Les deux premières parties sont magistralement bien écrites. Sensible (sans sombrer dans la sensiblerie) et vraiment époustouflantes. Le narrateur raconte les obsèques de son grand père. Un grand père avec lequel il regrette ne pas avoir plus connu vivant. Un manque effroyable se pose avec la mort de celui-ci. Puis la vie d'une grand mère vite envoyée dans une maison de retraite. Le sentiment de culpabilité du narrateur... La description de ce qui entoure les séniors, pas voyeurs mais juste assez pour en dénoncer certains travers. On se prend d'affection pour cette grand mère, une grand mère à la volonté implacable jusqu'à fuguer de sa maison de retraite... 

Une plume magnifique. Toute en retenue... Emouvante...

Puis cette troisième partie plus bâclée, essayant de faire dans l'humour. Peut être pour ne pas en pleurer sans doute. Pour avaler ce trop plein d'émotions... Dire au lecteur, "ça va, la vie continue"... Je l'ai compris ainsi et je respecte la tenue de l'auteur.  Cela n'enlève rien à ce livre qui sera forcément sur les rails d'un prix littéraire. Un livre qui réunira toutes les générations (les plus jeunes, l'auteur est jeune et assez visible dans les réseaux sociaux... et les plus anciens qui vont rêver en pensant à l'auteur tel un petit fils idéal).  

A ne pas zapper donc...

Rentrée littéraire d'Yves Viollier... Issu du Courrier de L'Ouest

Article envoyé par Bérengère DUBIN... Qu'elle  en soit chaleureusement remerciée de ce geste...

Le titre de l'article sur la page "France Monde" du Courrier de l'Ouest de ce jour :


  Ce livre est une sorte de libération

Cliquez pour agrandir.

"Pour mémoire" Mazarine Pingeot.




Tout d'abord, je tiens à être franche... Autant si je me méfiais de Mazarine à ses débuts... Je voyais en elle la fifille trop gâtée de son papa président. Une fille nombriliste, "Bouche cousue", "Ils m'ont dit qui j'étais".... Brouhhhh, c'était agaçant.... 

Jusqu'à son livre "Le cimetière des poupées". Pour le coup, Mazarine m'avait épatée par son questionnement. Pourquoi une mère va jusqu'à l'infanticide. Il est vrai que cela sortait des tripes, Mazarine étant enceinte lors qu'elle l'a écrit. Un ressenti qui ne sonnait pas faux, ni creux. Puis les enfants grandissant, elle pose le problème du devoir de mémoire dans son dernier livre.

Un petit livre par son nombre de pages mais assez perturbant. Il est vrai que l'on se pose souvent la question quand on est parents sur ce qui est assez important pour en faire un devoir de mémoire. Notre place sur le mode de transmission, notre message... Notre nécessaire accompagnement (on voit bien que les parents n'ont pas accompagné l'enfant pour lui éviter tout ce délire auto destructeur).  Surtout que le pouvoir de l'image, d'internet (que les gamins utilisent bien mieux que leurs parents) est bien là...  Souvent les enfants sont seuls face à des images assez choquantes pour eux et qui ne sont pas "accompagné" pour en comprendre la teneur. Je me souviens bien d'un reportage ou un prof disait, quelques temps après le 11 septembre 2001, que ses élèves avaient vu au moins 20 tours s'écrouler (alors qu'il revoyaient la même image en une seule journée !).  Notre place est primordiale...

Et bien plus je dirais 

 Quand vous avez lu par exemple le dossier consacré sur le Figaro Magazine, "Cette histoire de France qu'on enseigne plus à nos enfants"... La liste est longue des personnages historiques que les collègiens ne connaîtront pas grâce à leurs profs d'histoire : Clovis (Pourtant fondateur de la France ???) Louis IX (les racines chrétiennes fâchent forcément), Henri IV, Louis XIV (pourtant si important même pour le français, comment comprendre Molière sans comprendre le règne de Louis XIV), Napoléon... On zappe, on élude... 
Je me demande pourquoi les profs d'histoire existent encore. Mais malheur à vous parents  si vous preniez le temps de combler ces lacunes, vous serez mal vus par eux... D'ailleurs dans le livre de Mazarine, le 9 obtenu au bac du personnage en dit long, très long....

Mazarine a choisit la Shoah, mais cela aurait pu être aussi un autre moment dramatique de l'histoire...  Le chemin des Dames, les poilus, les gens massacrés lors des deux largages de bombes atomiques Hiroshima et Nagasaki... Cela n'aurait en rien changé l'histoire de ce roman.

Un livre très intéressant que je conseillerai à ceux qui sont parents de jeunes enfants ou futurs ados....

mardi 23 août 2011

Yves Viollier "La mer était si calme".





Le résumé succinct : Le destin des habitants de la Faute sur Mer pris au piège de Xynthia le 27 février 2010. Yves Viollier relate à travers trois lieux comment les gens ont vécu l'enfer. Entre le berger Guillaume qui a tout perdu de son troupeau, les grands parents Montauran emportés par la vague avec leurs petits enfants. L'incroyable sauvetage de Julie et de son chat accrochés à un pylône. 


Pas évident d'écrire sur un tel sujet, surtout pas si vieux dans le temps. La facilité aurait été de tomber dans le mélo tellement à la mode ces temps-ci. Genre d'écrit compassionel réducteur. Entre d'un côté les pauvres victimes et de l'autre la fatalité. Or, ce qui est arrivé à la Faute sur Mer est tout sauf de la fatalité. On le réalise au fur à mesure du recul qu'on a maintenant face aux évènements. Yves Viollier dans son récit pose les questions à sa façon. Pourquoi ont ils construit si près des digues, au dessous du niveau de la mer ? Pourquoi les céréaliers ont ils transformé les terres pour agrandir les exploitations tout en sacrifiant certaines digues ? Pourquoi les maires ont ils été aussi cupides de donner des permis de construire à tout de bras, par clientélisme ? 

Cela aurait pu tourner au pamphlet. L'auteur qui aime tant sa terre, aurait pu faire éclater sa légitime colère. Lui qui avait écrit les prophétiques "Lilas de Mer" et "La chanson de Molly Malone". Ces deux romans parlent aussi de digues dévastées, d'inondations qui se sont déroulées dans le passé. Mais ce n'est pas son style. Il préfère faire surgir les questions toutes seules au détour d'une scène.
"La mer était si calme" m'a fait penser à un autre tout aussi bouleversant ; "L'homme qui tombe" de Don Delillo. L'histoire d'un homme, Keith, rescapé des attentats du 11 septembre 2011. Sa culpabilité d'être survivant, comment reconstruire le puzzle du passé, recommencer à vivre... C'est ce que Yves a voulu montrer à travers ses personnages avec l'évocation de la messe. A la différence près c'est que Delillo a mis 6 ans pour faire paraitre son roman. 

Xynthia, on en a pas fini d'en parler, d'en écrire des pages. Tout comme le barrage de Malpasset au nord de Frejus qui avait cédé en 1959 et qui est resté encore dans la mémoire collective de ceux qui vivaient à cette époque. Je me souviens encore des récits de ma grand mère me relatant "le Reyran" qui l'avait marquée.

Est ce qu'un roman en posant les salutaires questions, peut arriver à changer les mentalités afin d'éviter un tel drame ne se reproduise ...Gros point d'interrogation.


dimanche 21 août 2011

Yves Viollier, la rentrée littéraire 2011...Sur Ouest France aujourd'hui

Ben une rentrée littéraire SANS l'article sur Yves Viollier de Philippe Gilbert ne serait pas une vraie rentrée littéraire... Il manquerait quelque chose...

Cliquez pour agrandir...
Ce qui m'épate à chaque fois, c'est le choix de Philippe pour la photo accompagnant son article... Totalement décalé comme le personnage... J'adore... Heureusement qu'il n'a pas ressorti la fameuse photo d'Yves se baladant sur le Passage du Gois grosse doudoune sur le dos (quoique qu'est ce qu'on ne ferait pas pour faire croire aux touristes que ça caille en Vendée pour qu'ils ne viennent pas)... JE RIGOLE....

Carole Martinez "Du domaine des Murmures"

IMPENSABLE DE LOUPER UN SI BEAU LIVRE !



Résumé : En l'an de Grâce de 1187, une très jeune fille au nom d'Esclarmonde refuse de se marier devant l'autel, se mutilant même devant son ancien fiancé. Elle veut s'offrir à son seul amour : Dieu. Elle exige de son père de construire une petite chapelle dans le domaine des murmures ou elle y sera emmurée pour le reste de ses jours. Elle vous raconte à travers la nuit des temps son destin.

Destin pas si unique que ça, des emmurées vivantes qui ne vivaient que d'amour pour Dieu, à l'époque il y en avait. Il y en avait dans toute le continent européen, en Grande Bretagne, en France mais surtout en Espagne. On les appelait alors des emperedadas. Ces femmes étaient visitées par des pélerins (de Compostelle par exemple). Elle se nourrissaient de la générosité de leurs visiteurs. Elles étaient considérées comme des saintes. On leur demandait d'intercéder pour tel ou tel membre de la famille. Même pour la communauté. Elle n'avait qu'une petite fenêtre aux barreaux en fer pour accès à la l'extérieur...


Que dire du livre de Carole Martinez ? C'est une confirmation éclatante d'un vrai talent d'écrivain. Elle a eu un succès immense avec son désormais cultissime "Coeur Cousu". Premier roman aux 9 prix littéraires, pas un de moins. Largement mérité. Mais le plus dur, après un tel succès de la critique, puis public (même si celui ci a quelque peu tardé), le plus dur c'est de se remettre à écrire un second roman. Un second roman aussi bien réussi. Que Mme Martinez se rassure, son livre est d'une poésie époustouflante. Sensible, profond... Souvent les livres qui parlent du Moyen Âge ont le défaut de récolter tous les clichés, les écrivains veulent écrire comme l'époque et souvent c'est raté. Carole Martinez, réussi avec nos mots contemporains à nous faire voyager dans le temps. On écoute le récit d'Esclarmonde comme si elle était un fantôme venant nous narrer sa vie... On arrive même à imaginer sa frêle voix, son visage.... 

La plume de Carole Martinez me fait penser à la plume de Susan Fletcher... Un style impeccable, visant l'émotion. Un livre que vous n'êtes pas prêts d'oublier, la dernière page lue...
Si ce livre ne fait pas la moisson des Prix Littéraires, cela serait à désespérer... Je ne serais pas étonnée qu'elle soit sur la liste des prétendants du Goncourt...

jeudi 18 août 2011

UNE RENTREE LITTERAIRE 2011 EN FANFARE POUR YVES VIOLLIER

Il est même cité sur un article paru ce jour sur l'Est Républicain, Je cite :


Le meilleur des livres 

Comme à chaque rentrée, on hésite à entonner, une énième fois, le couplet sur les chiffres. 654 romans sont annoncés, d’après la comptabilité rigoureuse de Livres Hebdo. Les premiers dès cette semaine, les derniers en octobre, juste avant la distribution des prix. Est-ce trop ? Non... 


.../... «Les événementiels. La tempête Xynthia passe sous le regard d’Yves Viollier («La mer était si calme », Robert Laffont) ; l’affaire Ilan Halimi est décryptée par Morgan Sportès («Tout, tout de suite », Fayard) ; la piraterie maritime est en toile de fond du nouveau Yasmina Khadra («L’équation africaine », Julliard) ; les noyés de Gibraltar reçoivent l’hommage de Youssouf Elalamy («Les clandestins », Au Diable Vauvert) et les gagnants du loto se déchaînent avec humour dans « Jours de chance » de Philippe Adam (Verticales).»


Je vous invite à aller sur l'adresse de l'article en entier : ARTICLE EST REPUBLICAIN.FR

Bémol : Gavalda récidive.... Hélas !

RENTREE LITTERAIRE 2011, YVES VIOLLIER, sa revue de Presse

Issu de Ouest  France du 14 août 2011

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Issu de Ouest France du 18 Août 2011

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