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| Sissi et Pauline |
Quand j'ai commencé à lire les mémoires de Pauline de Metternich, j'étais ravie de me plonger dans l'époque d'Elisabeth d'Autriche, la Sissi Légendaire. La légende allait s'ecrouler tel un chateau de cartes.
En fait, je savais qu'Elisabeth d'Autriche n'était pas la douce icone bavaroise qu'incarnait Romy Schneider. Je savais de sur par certaines biographies, qu'elle était névrosée, tendance paranoïaque et surtout assez superficielle. Elle était obnubilée par sa taille, ne mangeait rien, tendance anorexique. Une véritable obsession sur la jeunesse de son corps, s'imposant donc des régimes, des sports voire de longues séances de coiffure pour ses cheveux. Imposant qu'une pose pour les photos officielles (toujours de dos)...
Une Lady Di avant l'heure...
Je croyais qu'entre Pauline et Elisabeth cela aurait pu tourner en amitié. Pauline étant assez Franche, cultivée et avide de savoir. Une femme reconnaissante et bien élevée. Toutes les deux ont eu la douleur de perdre un enfant très tôt. Des femmes en avance si on considère l'époque. Elles auraient pu devenir des incontournables, des complices...
DÉSILLUSION
Au contraire, Elisabeth à la vue de Pauline a ressenti une énorme jalousie sur la liberté d'agir de l'Ambassadrice. Elle enviait sa manière de passer outre les protocoles, l'Etiquette... Et elle ne cachait pas sa haine envers Pauline, la traitant de petit singe le mieux habillé de la cour. Comparant les salons à des zoos.
Sans oublier de faire le célèbre jeu de mot sur le nom de Pauline : Mauline Petternich ! «Mauline» pour «maul», mauvaise langue, et Petternich pour «petzern», pérorer, parler pour ne rien dire...
Sissi passait son temps à critiquer les agissements de Pauline, déclarant que l'ambassadrice n'était pas sincère dans ses engagements...
Une véritable haine envers Pauline donc. Alors que Pauline aura eu toujours du respect pour Sissi...
Pour moi cela a été un choc car je ne croyais pas Elisabeth d'Autriche aussi perfide, prompte à critiquer les apparences de ses contemporaines sans chercher ce qu'elles avaient dans le fond. Dire que je me disais que si j'allais à Vienne en Autriche, j'allais foncer à l'église des Capucins m'incliner devant la tombe de Sissi... Je crois que j'y réfléchirais... Qui sait elle aurait dit de moi, que j'étais une grosse vache à tous les coups. Elle savait être très dure... Peut être elle était la plus malheureuse des femmes de son époque mais quand même cela n'excuse pas tout.
Ceci me fait réfléchir à un autre mythe... Lady Di... Qui sait si ça se trouve cette soi disant douce personne n'était qu'une peste ? Et que si Charles a toujours choisi Camilla, il doit bien avoir une bonne raison ????