Yves Viollier "Raymonde"

Oh Dieu, pourquoi donc en mourant ne nous as-tu pas mués en dieux ! Ma trajectoire quand je m'efforce de toute mon âme de la maintenir en droit ligne, si je me retourne elle ressemble à ces sillages laissés par les avions, dont le trait un instant précis, peu à peu se dissout, devient flou. Et tout est à refaire, tout s'efface, tout se ternit. Seigneur, donne moi un bout de ton crayon à la pointe si bien taillée, et guide ma main, que je fasse le portrait de ta création, que ce que j'écris te ressemble" Yves Viollier "Raymonde"

«Je ne suis pas assez méchante pour me donner en exemple» Sab plagiant Louis Ferdinand Céline
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jeudi 11 novembre 2010

EN REPONSE A NEIL THOMAS : L'importance d'un autographe....

"J'ai arrêté de croire au Père Noël le jour où, dans une galerie marchande, il m'a demandé un autographe..." Jacques Dutronc.




Neil a écrit une superbe réflexion sur l'importance d'un autographe. Vu du coté de l'écrivain

http://neilt44.wordpress.com/2010/11/11/de-limportance-dun-autographe-sondage/

J'ai failli répondre par un commentaire mais il est vrai qu'en tant que lectrice, ce sujet m'interpelle. 

Je suis une accro aux salons et j'aime les livres dédicacés. 
Généralement, j'achète des livres brochés de ceux que je serais heureuse de rencontrer afin de parer le livre de sa sublime décoration, la signature. Cela veut dire que pour les écrivains qui sont morts, seuls les formats poches m'intéressent. 

Un autographe pour moi est synonyme de rencontre, de discussion. D'échanges. Je me souviens encore toute émue de la première signature d'Yves Viollier de son livre "La chanson de Molly Malone"... Le début d'un grand échange entre l'écrivain et la lectrice. Moments passionnants à chaque fois. A chaque fois, comme pour témoigner une fidélité, une amitié... Un attachement. 

Tout comme avec Neil Thomas... Je l'ai rencontré à St Gervais, je le connaissais que sur Myspace (punaise rien que d'y penser je me prends un coup de vieux de vieille Geekette). On a fait connaissance avec l'aide de Mahel et cela est devenu un rituel, une amitié qui s'est instaurée... 

J'ai mes écrivains réguliers comme Eveline Thomer, Valérie Debieux que je considère comme des amis précieux. 

Ne parlons pas de ma correspondance avec ma "gothique belge" Amélie Nothomb. Les autographes sont brefs mais il est vrai que l'on se dit l'essentiel dans nos lettres.  Ce qui rend la relation singulière... 

Quelle joie par exemple aussi d'encourager le jeune écrivain. Je suis si fière d'avoir rencontré Blandine Le Callet, Stéphanie Hochet... et surtout Jean Baptiste Del Amo. Je tiens aussi à encourager toutes ces personnes par la rencontre, se déplacer pour leur dire qu'on aime leur livre. Qu'ils comptent pour moi et que je suis impatiente de leurs prochaines parutions....

Je me souviens aussi des autographes délires de Jean Teulé, Nadine Monfils... Et Jean Louis Debré qui s'amuse à chaque fois... Puis quelle joie de voir qu'un écrivain vedette se souvient de votre prénom... Sacré Frédéric Beigbeder.... Qui s'est souvenu du nom de mon fils....

Je n'aurais jamais la joie d'avoir un livre dédicacé de François Nourissier, tout comme de Jean D'Ormesson et Jacqueline de Romilly... Cela me navre car je n'aurais pas eu l'occasion de leur dire que j'apprécie la lecture de ces livres... Mais avec leurs grands âges... Je n'y crois plus !

Je déteste les bijoux, mes seules vraies valeurs pour moi sont mes livres dédicacés. Ils me parlent. Quand je fais la poussière, il m'arrive de les ouvrir et me souvenir des fabuleux moments d'échanges de convivialité voire pour certains d'amitiés... Une seule autographe me fait tirer les larmes des yeux cependant, celle de Philippe Léotard... 

Mais la route est encore longue et tout plein de personnes à rencontrer, Thierry Desaules par exemple...

C'est pour cette raison que je suis résolument contre les livres téléchargés, les livres qu'on lit sur E book et autres outils bien assez inutiles. Imaginez un salon ou tous se trimballeraient une clé USB pour la dédicace ! Plus de livres devant l'auteur, plus de possibilité de lire les résumés, de discuter et qui sait de convaincre un nouveau lecteur. C'est pas serieux. C'est comme la musique, certes on peut faire son choix sur internet, mais rien ne vaut un bon cd avec sa jaquette et photos...

Par contre je pousserais un coup de gueule envers ses auteurs qui font de sublimes dédicaces sur les brochés et qui font des gribouillis sur des format poche. Ridicule et franchement nul. Il y a des lecteurs qui n'ont pas les moyens d'acheter des brochés mais qui ont l'intégrale en format poche. Cela n'en font des sous cultivés, des sous hommes. On est tous égaux quand même dans l'appréciation de la bonne littérature....

lundi 6 septembre 2010

Quand les libraires se trahissent....

Il y a quelques temps, au temps ou les facebookiens étaient myspaciens, j'avais découvert une jeune écrivain suisse qui avait écrit la nouvelle la plus originale et étonnante qu'il m'est été donnée de lire. Valérie Debieux, avait écrit un texte ou elle racontait l'histoire de personnages de romans qui s'invitaient dans d'autres romans provoquant quiproco et situations cocasses. Vraiment un texte magnifique. C'est à partir de ce texte que je suis devenue fidèle de ses livres. Grâce à elle, je ne regarde plus les rayons des libraires ou des rayons "culture" des supermarchés comme avant. Et si cela était vrai que les personnages, la nuit, quand il y a plus personne dans les allées, se font la malle et allaient faire la fête ailleurs que dans leurs décors de leurs romans. Et reprennent leur place dès l'aube, ni vu ni connu. Pas vu pas pris comme on dit ! J'y crois car en plus étant de la génération de la fameuse émission Téléchat, je crois dur comme fer que les objets ont une âme.

Puis, il est vrai que me reviennent les souvenirs de Mme Joncheray, ma prof de français de Lycée à qui je dois tant. Ou qu'elle soit qu'elle sache que je la remercie de tout mon coeur. Elle m'avait appris à bien lire les romans, à desceller le navet au bout d'un chapître, à comprendre le message de l'écrivain. Elle me conseillait toujours de juger un écrivain après avoir seulement lu au moins 4 livres de lui. Elle nous avait enseigné via le commentaire comparé, comment se trahit l'écrivain par la répétition de certains mots, ce qu'il veut cacher à travers certaines  redondances etc...

Apparemment, il n'y a pas que les écrivains qui peuvent se trahir, les libraires (ou les chefs de rayons culturels des hypermarchés). Je viens d'en avoir trois exemples flagrants.
Les deux premiers...

On dit toujours qu'Yves Viollier est bien entouré, qu'il se rassure ses livres aussi. 

A la maison Despret de Challans...  Vous êtes l'Homme le plus beau du Monde, c'est ce qu'on dit de vous


Monsieur Yves Viollier... Pas mal cette coïncidence.

Puis en allant vers Intermarché, Challans... Tout est dit dans cette photo.


Vraiment, on s'amuse dans les rayons culturels. Par contre je décernerai comme sur twitter mon "LOL d'Or" à ceci... Toujours à l'Intermarché de Challans... Photo réalisée sans trucages et disposition pile poil à l'entrée. De plus dans les propositions de lectures pour les touristes durant l'été ! Je serai vexée d'avoir mon livre près d'un autre qui me traiterait d'âne....


Alors Messieurs, Mesdames, les libraires ou responsables culturels, on vous assomme avec l'obligation de mettre en rayon des livres sans broncher. Défoulez vous, exprimez vous, faites preuve d'originalité. Cela nuira pas du tout. Au contraire, on viendra rire de vos petits messages subliminaux et qui sait si cela fait vendre des bons livres ou des livres dont on parle peu au dépend des "majors". Tout le monde est gagnant dans cette affaire !

mardi 24 août 2010

Carnet de Voyage. Troisième halte : Lourdes, une page de pub

Une page de pub méritée...



Je tiens à faire le clin d'oeil à un jeune couple qui tient cette brasserie, Patrick, son épouse et leur irremplaçable John.  C'est une brasserie à la carte formidable et savoureuse à des prix vraiment imbattables. Des produits frais, des produits du terroirs. Des assiettes vraiment bien remplies et point d'heure pour aller manger. Ils vous accueillerons avec leur gentillesse légendaire. La salle est toujours bien remplie. L'adresse commence à être connue. 

J'ai connu l'endroit lors de la visite avec la famille de Valérie Debieux, l'écrivain suisse devenue mon amie. On cherchait un restaurant pour déjeuner et impossible d'en trouver un car on était accompagnés de nos enfants. Les restaurateurs non seulement ne jouent pas le jeu avec la TVA mais pratique un racisme anti enfants. Ils n'aiment pas les enfants. Pourtant une famille nombreuse rapporte plus qu'un seul couple. Simple calcul mathématique. Mais non on prétend que les tables sont réservées, on montre qu'on gène. On est dans la limite du refus de vente. Il ne faut plus s'offusquer que les gamins préfèrent les Mc Do et consorts, ils sentent qu'on les reçoit de bon cœur. Et que les restaurateurs arrêtent de se morfondre devant les caméras et les micros sur leur baisse de fréquentation de leur établissements, ils n'ont ce qu'ils méritent.

C'est John qui nous a accosté sur la rue de la Grotte et depuis s'en est devenu notre étape gourmande. Les enfants ont leur repas enfants. Tout se passe comme dans un rêve.

Vraiment, un endroit chaleureux, simple convivial que je conseille à tous... Vous verrez que ce jeune couple mérite vraiment de réussir et d'être connus.

lundi 31 mai 2010

La maman des araignées s'en est allée doucement... Louise Bourgeois


Si vous habitez Paris, St Petersbourg, La Havane, Ottawa, Bilbao et enfin Séoul, vous avez pu remarquer ces drôles de statues araignées plus connues sous le nom de "Maman"... Elle me font penser à celle du Glass  Spider Tour de David BOWIE en 1987 et surtout la chanson "Glass spider" qui raconte  le desespoir de bébés arraignées appelant leur maman mais celle-ci les a vraiment abandonnés à leur tristes sorts.

Celle qui a sculpté ces araignées vient de décéder à l'âge vénérable de 99 ans. Louise Bourgeois, sculpteur, plasticienne qui avait reçu le Lion d'Or pour l'ensemble de son oeuvre à la Biennale de Venise... Une vie consacrée entièrement à l'art... "J'ai misé sur l'art plutôt que sur la vie".


Elle les a créees en 1999 ces énormes ouvrages en hommage à sa maman qui rénovait des tapisseries patiemment chez elle devant les yeux éblouis de Louise enfant...

« L'araignée, pourquoi l'araignée? parce que ma meilleure amie était ma mère, et qu'elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable et indispensable qu'une araignée. Elle pouvait se défendre elle-même. »




"La souffrance est le sujet qui m'occupe. Donner un sens à la souffrance."
"Le jour où je n'aurai plus rien à exorciser, je n'aurai plus qu'à me taire."

Chère Madame, vous avez si bien su tisser votre toile du destin (petit clin d'oeil à Valérie Debieux).

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